La Photographie japonaise sous l'ère Meiji (1868 - 1912)
Détails de l'ouvrage
| Auteur : | Patrick Bonneville |
| Éditeur : | Ed. de l'Amateur (2006) |
| Reliure : | Relié (192 pages couleurs) 22 cm x 26 cm |
| Langue : | Français |
| ISBN : | 978-2-85917-444-6 |
| EAN : | 9782859174446 |
Description
La Photographie japonaise sous l'ère Meiji (1868 - 1912), de P. Bonneville, Ed. de l'Amateur, 22 cm x 26 cm, relié avec 192 pages couleurs
C'est sous l'ère Meiji (1868-1912) que le Japon s'ouvre à l'Occident, et les artistes japonais, reconnus pour leur maîtrise de l'estampe, souvent coloriée à la main, découvrent alors la perspective occidentale.
Le genre de l'ukiyo-e, littéralement « image du monde flottant » ou « image du temps qui passe » - ou nishiki-e lorsque ces images sont coloriées , qui règne en maître du XVIIe au XIXe siècle, est alors détrôné par la photographie.
Les premières représentations photographiques du Japon sont réalisées par des Occidentaux, dont Felice Beato qui s'installe à Yokohama en 1863, suivi peu après par le baron Raimund von Stillfried et Adolfo Farsari.
Le peintre Charles Wirgman (1832-1891) est sans doute le premier à tenter d'apposer des rehauts de couleurs sur les photographies de Felice Beato.
Le succès de ces images peintes amène les coloristes japonais à travailler directement dans les ateliers de photographie et rapidement, les Japonais, élèves de ces maîtres, reprennent à leur tour cette technique et ouvrent de nouveaux studios. Le plus célèbre et talentueux d'entre eux est Kusakabe Kimbei, disciple de Felice Beato dès l'âge de quinze ans.
Cet ouvrage, qui rassemble sur 192 pages près de 160 photographies coloriées sur papier albuminé rares, présente les sujets les plus divers.
Ceux-ci s'inspirent fortement d'une mise en scène traditionnelle issue de l'estampe : représentations de la vie quotidienne (cérémonie du thé, jeunes filles s'adonnant à la musique, dansant ou jouant aux cartes, scènes de repas, nourrice avec un bébé, jeunes femmes sur un pousse-pousse, etc. portraits de geishas, de vieillards, de prêtres shintos et bouddhistes, de samouraïs, combats de sumos, photographiés le plus souvent dans un intérieur de studio.
Mais on y trouve également des vues d'extérieurs tout aussi remarquables : paysans travaillant dans les rizières au coucher du soleil, jeunes geishas se promenant dans des jardins fleuris ou posant sous des treilles de glycines en fleurs, vues panoramiques du mont Fuji dans la brume...
Les textes en Français sont de Patrick Bonneville.


















